La Nuit D'Acceptation
Le Chemin Qui Choisit
Les feux-follets dansent en frôlant la route, Un long chemin plat devient forte pente. Le front chaud me tire sans mon consentement, La lutte toujours vétuste — je rends les armes. J'entre dans la forte tempête d'un autre monde, Reconnaître celles qui veillent, les saluer, Faire jaillir l'espoir juste avant l'abysse, Me perdre un instant dans ce que je suis. Accepter une limite de temps soudaine, Sentir un soulagement, intense et fort. Une nuit à murmurer adieu aux miens, Vidé de tout, et ne plus rien sentir. Maintenant, il faut forcer pour remonter, S'accrocher au monde vivant tout autour, Faire rire pour tenir debout sans tomber, Une marche à la fois, voir encore plus loin... Comprendre ces allers et venues sans fin, Sans pouvoir choisir l'angle désiré, Formant des liens forts avec celles qui soignent, Dont je n'oublierai jamais les visages. Je vogue sur les nuages de l'Atlantique, En premier de classe et barbe de rebelle, En pensant aux amis du Caminho, Me saluant jusqu'à Santiago. Ce fameux chemin qui choisit pour nous, Qui nous rend plus fort malgré les épreuves, Qui n'a jamais fini de nous apprendre, Que nous sommes à la fois petits et grands.
Texte écrit au-dessus de l’Atlantique sur un sac à vomi, en première classe, peaufiné par la suite.




vraiment, t‘en fais, des trucs, Bruce!